Cet ouvrage est un essai d’histoire du catholicisme mais aussi d’histoire sociale et culturelle des savoirs, et de ce savoir spécifique qu’est la théologie, inscrit dans une réalité ecclésiale, mais dont les modalités de construction, de publication et de circulations ne le différencient pas nécessairement des autres savoirs, en particulier à l’époque moderne. Il analyse une figure désormais classique en histoire des savoirs, celle de l’échec, ou plus précisément celle de la gloire déchue. Théophile Raynaud, le théologien que cet ouvrage étudie est célébré comme une des figures majeures de la scène théologique européenne, une sorte de nouveau Bellarmin. Une génération après, toutefois, il commence à être décrit comme une figure obsolète de la théologie. L’ouvrage, en examinant la place du travail intellectuel dans la carrière du théologien dans les institutions religieuses et dans son ordre. |